Zokak al-Blat, Paths & Great figures

its major role in modern cultural and political history of Lebanon

Feux braqués sur les petits bijoux architecturaux de Zokak el-Blat

Par May MAKAREM | 09/10/2009 (L’Oreint Le Jour)

Trois jours pour découvrir le magnifique patrimoine architectural ottoman et mandataire de Zokak el-Blat. Une initiative signée Promorient, MAJAL-ALBA-Université de Balamand et le département de géographie de l’Université Saint-Joseph.

Ancien sanctuaire de notables sunnites et de riches marchands chrétiens qui ont bâti des demeures bourgeoises, des résidences aristocratiques et des institutions académiques, Zokak el-Blat est à l’honneur aujourd’hui, demain et dimanche. Conférences, parcours touristique, expositions de photographies et spectacles créés spécialement pour l’occasion visent à attirer l’attention sur l’importance de la préservation d’un héritage porteur de la « mémoire collective », et à prendre conscience de la menace qui pèse sur ce paysage urbain, jadis comparé à un tableau d’orientaliste, aujourd’hui mutilé par la main de l’homme.
Au début des années quatre-vingt-dix, 96 constructions présentant un intérêt historique ou culturel avaient été répertoriées dans le secteur. Il n’en subsiste aujourd’hui que 26, dont la vieille demeure des Farjallah, devenue le siège de l’Orient Institut allemand ; la maison d’enfance de la diva libanaise, Feyrouz ; la bâtisse des Makassed, autrefois résidence des ambassadeurs de Grande-Bretagne ; le patriarcat grec-catholique reconverti en collège ; la belle maison Moukhayech, les palais Honeine et Ziadé, deux édifices exceptionnels par la richesse de leur variété architecturale, mais dans un état de délabrement avancé ; ainsi que le magnifique bâtiment du poète Béchara el-Khoury (Akhtal al-Saghir) occupé actuellement par un atelier de menuiserie et que la municipalité de Beyrouth a décidé d’acquérir pour le protéger au titre de monument historique.

C’est dans ce quartier également qu’ont été fondées « les premières écoles, aussi bien missionnaires que laïques, ainsi que la première imprimerie nationale ». Que de célèbres poètes, écrivains et journalistes de la renaissance (Nahda) – comme Nassif et Ibrahim Yazigi, Boutros Boustany, Khalil Moutran, cheikh Ahmad Abbas el-Azhari, cheikh Abdel Kader Kabbani, Hussein Beyhum ou Khalil Sarkis, fondateur du quotidien Lissan al-Hal – y ont vécu ou travaillé. Une brochure historique et une carte seront offertes lors de ces visites organisées par l’Université Saint-Joseph (section « Aménagement touristique et culturel », département de géographie) et l’Observatoire académique de la construction et de la reconstruction MAJAL-ALBA-Université de Balamand, en coopération avec Wild Discovery. Départ : parking « Achghalouna » ou mosquée Zokak el-Blat, tous les jours de 16h à 18h30.
À 20 heures, rendez-vous à l’école patriarcale grecque-catholique pour un spectacle inédit retraçant l’histoire « De l’alphabet phénicien à la Nahda ». Entre-temps, la calligraphie de Sami Makarem s’approprie les cimaises de l’école Maaniyeh et, prêtés par Sylvia Ajémian, les dessins humoristiques de Diran (1902-1991) s’installent à la City International School. Les 40 scènes du quartier captées par l’objectif de Michel Esta s’offrent les locaux du Lycée Abdel Kader où a pris ses quartiers la Fondation Liban Cinéma, qui propose de diffuser chaque jour les meilleurs programmes des années soixante et soixante-dix de Télé-Liban. UMAM et UIR – Mémoire du CEMAM (USJ) s’activent aussi pour recueillir des témoignages vécus et les souvenirs du quartier.
À l’affiche également, la conférence de Frederike Stolleis, coauteur de History, space and social conflict in Beirut, the quarter of Zokak el-Blat, un ouvrage considéré comme une des références essentielles pour l’étude du quartier (ce soir, à 17 heures, à l’Orient Institut). Celle de Hareth Boustany (UL) et Mitri Boulos (USJ) sur « la Nahda et son influence sur la vie politique, sociale et culturelle » (demain samedi, 17 heures, à la City International School) et « Beyrouth, à travers les âges » de Nina Jidéjian (dimanche, 17h, école Hariri).
Parmi les manifestations prévues (la liste est trop longue), des activités pour les enfants et les adolescents ; un « son et lumière » racontant Zokak el-Blat… Et des découvertes culinaires spécifiques à Beyrouth !

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